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Espace pédagogique d'établissement

1ere ES2- Oradour sur Glane

1ere ES2- Oradour sur Glane : Bienvenue

Par admin lycee-champblanc, publié le mercredi 4 mai 2016 15:55 - Mis à jour le mercredi 4 mai 2016 16:00

Oradour-sur-Glane et moi

« Pas de haine, pas d’oublis. »

Des classes de premières L et ES du lycée Champ-blanc se sont rendus dans le village-martyr.  

Nombreux ont été les temps fort de cette journée, passé dans le village totalement détruit d’Oradour-sur-Glane.  Cette sortie dans le cadre du cours d’histoire sur la seconde Guerre Mondiale, a été un moyen de découvrir grandeur nature, une page sombre de notre histoire et la violence d’un tel massacre. Au programme, la visite d’une exposition temporaire : « Oradour, visage. Les victimes du massacre, 10 juin 1944 », la visite du musée de la Mémoire, le témoignage vidéo d’un survivant et la visite du village. Toutes ces activités ont permis de mieux comprendre le drame.

Le 10 juin 1944, vers 14h des Allemands encerclèrent, le village tranquille et commerçant d’Oradour-sur-Glane. Ils demandèrent à la population de se réunir sur le champ de foire, la place du village. La population ne savait pas vraiment à quoi s’attendre, mais comme l’a expliqué, un survivant, les gens n’étaient pas inquiets, ils parlaient même de football et du match qui devait avoir lieu le lendemain matin. Vient ensuite le temps de la séparation, les femmes et les enfants furent

emmenés dans l’église et les hommes dispatchés en petits groupes et conduits dans des granges. Une fois la population enfermée, les SS pillèrent les habitations. Le signal fut donné d’abattre les hommes, les femmes et les enfants, nombreux ce jour là à cause de l’école du samedi matin. Le feu fut mis à l’église et la charpente de celle-ci s’écroula sur les derniers corps agonisant. A 17h tout fut fini et une autre section arriva pour mettre le feu au reste du village, pour effacer toutes les traces. Bilan de cette journée, 642 morts, dont 142 hommes, 295 femmes et 250 enfants et 6 survivants

Lors de la visite du musée, la guide nous a expliqué que le village d’Oradour-sur-Glane, était bien la cible, les Allemands ne s’étant pas trompé de village comme le sous-entendait une rumeur. En effet, ils se rendaient en renfort sur les plages de Normandie pour contrer les Américains, et sont remontés par le centre. Après s’être arrêtés à Tulle, le 9 juin, une ville proche, et avoir pendu un bon nombre d’habitants soit disant en représailles d’attaques menés pars les maquisards contre les Allemands. Le sort d’Oradour a été scellé dans la nuit suivante. Oradour était facile a prendre, car c’était un « village rue », de plus il ne se trouvait pas dans les zones de résistance. Ce qui rend encore la vengeance, des Allemands,  plus belle et mémorable.

Après le massacre, seulement 52 corps sur 642 victimes ont été identifiés. Cela rend le deuil encore plus difficile pour les familles. Les procès de Bordeaux en 1953, n’ont pas n’ont plus aidé les familles à faire leur deuil, car les 21 accusés (parmi lesquels se trouvait 1 milicien et 13 « malgré nous », des Alsaciens enrôlés de force) ont été libérés, après avoir fait appel. L’Assemblée nationale a ensuite, sous la pression de la population alsacienne et lorraine, voté une loi d’amnistie. Le centre de la Mémoire, est donc essentiel, pour ne pas oublier. L’exposition temporaire, lors de laquelle on énumère les noms des victimes, permet de donner un visage à ceux qui ont subi la folie humaine, et à qui on a voulu retirer toute identité.  A l’entrée du village martyr il y a une pancarte « Souviens-toi, Remember.». Oradour est donc un lieu de mémoire, qui est fait pour ne pas oublier, « Vous qui vivez donnez une pensée aux morts.»

La visite du village, a été le point d’orgue de cette journée. Comme nous le raconte une élève de première ES : « Dès l’arrivée dans le village, nous sommes saisi. Même dans ces ruines, il est assez facile de s’imaginer la vie telle quelle avait pu être avant le drame, avec la multitude de commerces qui s’y trouvait. Les détails du village sont nombreux et frappant, comme les roues d’une poussette près de l’autel et les empreintes de balles dans les murs de pierres. Dans une salle souterraine, y sont exposés les différents objets retrouvés, dont des vélos d’enfants. Je crois que ce qui m’a attristé le plus, c’est le sort des enfants, 250, car on se demande comment on peut mourir aussitôt dans une vie, sans aucune raison. Sur une plaque commémorative, on a vu qu’un bébé est mort à 8 jours, il n’y a pas de prénom d’inscrit,  ses parents n’ont sans doute pas eu le temps de le présenter à la famille. Il est mort sans prénom. C’est vraiment, un lieu dont on ne ressort pas indemne, et qui est obligé de nous toucher. »

Emeline  1ES2

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